Suivre ses traces

Meagan visite une école sudafricaine lors de sa mission en août dernier

par Meagan Bronstein

Acharai. After me. After us.

C’est le slogan que chaque participant Acharai a incarné lorsqu’est venu le temps de prendre part au voyage en Afrique du Sud et en Israël à l’été 2012.

Sommes-nous tous des défenseurs des droits de l’homme, prêts à consacrer nos vies à venir en aide aux gens des quatre coins de la planète et à travailler personnellement à répandre la paix dans le monde? Pas tout à fait. En réalité, nous ne sommes que de jeunes adultes assez chanceux pour avoir vu le jour dans un pays où l’on est libre de travailler, d’étudier et de participer à des programmes de sensibilisation comme celui-ci, et aspirant à partager ce que nous possédons tout en étant touchés par ce que les autres n’ont pas.

Sur ses traces

Pour certains, la seule occasion de changer la vie des personnes affligées a suffi à s’inscrire au programme. Pour d’autres, avoir la chance d’explorer le monde a semblé une offre trop exceptionnelle pour être ignorée. Pour ma part, c’était l’engagement personnel qui m’a poussée à suivre les traces humanitaires de ma défunte grand-mère. Lorsque l’occasion s’est présentée à moi par le programme Acharai, j’ai l’ai saisie sans hésitation afin de remporter la lutte qu’elle avait menée toute sa vie contre les cruautés du monde et ses enfants. Nous savions que ce ne serait pas un voyage facile et que le but n’était non pas de sauver le monde, mais, au moins, de tenter de contribuer à améliorer la vie de ceux que nous allions rencontrer sur notre chemin. Nous ne nous attendions toutefois pas à ce que ces gens aient un aussi grand impact dans nos vies.

Un dose de réalité- la vie en Afrique du Sud

Dès le moment où nous avons mis pied en Afrique du Sud, nous avons été plongés dans un monde que nous avions seulement vu dans des émissions télévisées caritatives. Un monde d’extrême pauvreté, où la maladie fait rage et où il manque d’à peu près tout ce que notre société occidentale considère comme nécessaire pour mener  une vie épanouie. Mais ce qui a été le plus choquant est l’indépendance totale et absolue des enfants, des bambins et même des bébés, qui, la plupart du temps, sont laissés à eux-mêmes dans une société qui les mangerait vivante au premier signe de faiblesse.

L’amour l’emporte sur la tristesse

Néanmoins, la télévision, les livres, les témoignages et les photographies n’auraient pas pu nous préparer à cette réalité totalement inattendue : le bonheur véritable palpable dans la vie des gens, particulièrement des enfants, d’Afrique du Sud. Pensions-nous trouver des larmes et des remords, nous avons rencontré que des rires et des danses. Au lieu des plaintes et de l’angoisse, nous avons vu reconnaissance et amour. Outre le fait que nous n’avons pas résolu, en tant que groupe, tous leurs problèmes, seul le fait de savoir que quelqu’un, quelque part dans ce monde, était là pour eux a fait jaillir dans leur journée une étincelle qu’ils ne sont pas près d’oublier. Quelque chose me dit que nous non plus, nous ne l’oublierons pas.

Vous pouvez voir toutes les photos et vidéos du voyage à www.facebook.com/AcharaiAfterMe

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